Pourquoi je ne livre pas de site WordPress de site WordPress.

Ce n'est pas une position de principe contre WordPress, c'est un constat d'atelier : sur un site vitrine, le CMS coûte plus cher qu'il ne rapporte. Voici ce que ça change concrètement pour vous.

Six pages qui ne bougent pas. Quinze extensions à tenir.

C'est la première question qu'on me pose, souvent avant même de parler du projet : « vous faites du WordPress ? ». La réponse est non, et ce n'est pas par principe. WordPress fait tourner une bonne partie du web, il est très bien conçu pour ce qu'il sait faire, et pour certains projets c'est le bon outil. Simplement, pour un site vitrine de quelques pages, il coûte plus cher qu'il ne rapporte.

Ce qu'un CMS amène vraiment

Un CMS existe pour une raison précise : permettre à plusieurs personnes de publier plusieurs fois par semaine sans toucher au code. Un média, une boutique à catalogue mouvant, un site à cent pages qui bougent, oui, c'est exactement l'usage.

Un site vitrine, non. Les textes bougent deux ou trois fois par an. Pour ces trois modifications annuelles, on installe un moteur, une base de données, un thème, et généralement dix à quinze extensions. Chacune a son propre auteur, son propre rythme de mises à jour, et sa propre façon de casser.

On paie toute l'année une souplesse qu'on utilise trois jours.

Ce que ça coûte, concrètement

Le prix affiché n'est pas le prix payé. Sur un WordPress de vitrine, il faut ajouter :

  • l'hébergement, plus lourd puisqu'il faut du PHP et une base de données ;
  • les licences des extensions premium, souvent renouvelables chaque année ;
  • la maintenance, parce qu'une extension non mise à jour devient une porte d'entrée ;
  • et le temps perdu le jour où une mise à jour casse la page de contact.

Ce dernier point n'est pas théorique. C'est même le scénario le plus courant : le site fonctionne, personne n'y touche pendant six mois, une mise à jour automatique passe, et le formulaire n'envoie plus rien. Pendant des semaines, sans que personne le remarque, puisque l'absence de message ressemble beaucoup à l'absence de demande.

Ce que je livre à la place

Du HTML, du CSS et un peu de JavaScript. Pas de base de données, pas d'extension, pas d'espace d'administration à protéger. Les conséquences sont directes :

Côté vitesse, il n'y a rien à calculer à l'arrivée du visiteur, la page est déjà écrite. Les sites que je livre visent un Lighthouse à 95 ou plus et un chargement sous la seconde.

Côté sécurité, sans base de données ni page de connexion publique, la surface d'attaque classique disparaît. Et rien ne se met à jour tout seul, donc rien ne casse tout seul : le site que vous validez est celui qui tournera dans deux ans.

Reste la propriété, qui est peut-être le point le plus important. Vous récupérez le code. Il tient dans un dossier, il s'héberge n'importe où, et vous n'êtes lié à personne, moi compris.

« Et si je veux modifier un texte ? »

C'est la vraie objection, et elle est légitime. Deux réponses, selon votre besoin réel.

Si vous modifiez trois fois par an : vous m'envoyez le texte, c'est en ligne dans la journée. C'est inclus pendant la période de suivi, et ça vous prend le temps d'un message.

Si vous publiez vraiment souvent, par exemple un catalogue qui bouge chaque semaine, alors le CMS redevient le bon outil et je vous le dis. Mais en trois ans, ce cas s'est présenté beaucoup moins souvent qu'on ne l'imagine.

Et si vous avez déjà un WordPress

Le pire réflexe serait de tout jeter. Un site existant a une ancienneté, des URL connues de Google, parfois des années de référencement accumulé. C'est un actif, pas un déchet.

Une refonte bien faite récupère les contenus, cartographie les anciennes adresses et pose des redirections 301 vers les nouvelles, de sorte que l'historique suive. C'est tout un travail en soi, et il a désormais son propre article. C'est la partie invisible du travail, et c'est celle qui décide si votre trafic se maintient ou s'effondre le lendemain de la mise en ligne.

En résumé

WordPress n'est pas le problème. Le problème, c'est de l'utiliser pour un usage qu'il n'a jamais eu : afficher six pages qui ne bougent presque jamais. Pour cet usage-là, le fichier statique gagne sur la vitesse, sur la facture, sur la tranquillité, et il vous laisse propriétaire de ce que vous avez payé.

Si vous hésitez entre les deux pour votre projet, le plus simple reste d'en parler. Vous trouverez d'autres réponses de ce type dans la FAQ, et le détail des prestations sur la page Offres.

Questions fréquentes

Pourquoi ne pas utiliser WordPress pour un site vitrine ?

Parce que sur six à dix pages qui bougent peu, un CMS apporte surtout ses contraintes : hébergement PHP avec base de données, extensions à tenir à jour, licences à renouveler, et une surface d'attaque proportionnelle au nombre de briques installées. Le bénéfice, éditer soi-même, ne compense pas ce coût quand on modifie trois textes par an.

Un site sans CMS est-il modifiable ?

Oui, mais pas par la même personne. Les modifications passent par moi plutôt que par une interface d'administration. Pour un site qui change quelques fois par an, c'est plus rapide et moins cher que d'entretenir un CMS toute l'année. Pour une activité qui publie chaque semaine, la réponse est l'inverse, et je le dis.

Que devient mon site WordPress existant ?

Il continue de fonctionner. Une migration se décide sur des chiffres, pas sur un principe : ce que vous payez chaque année en hébergement, licences et maintenance, comparé à ce que coûte une refonte amortie sur trois ans. Si le calcul ne penche pas franchement, je vous le dis aussi.

Sur le même sujet : l'inventaire à faire avant une refonte, et ce que comprend une migration.

Vous payez encore des extensions ?

Faites le compte de ce que votre site vous coûte sur un an, hébergement, licences et maintenance comprises. Envoyez-moi le total, je vous dis ce qu'un site statique change à ce chiffre.

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